Quelques éléments bibliographiques J’ai 41 ans. J’ai vécu mes 17 premières années en Tunisie. Ces années m’ont ouvert sur la civilisation arabo-islamique et plus largement sur la question de l’altérité et du métissage culturel - un thème cher aux écologistes. La Tunisie, pays méditerranéen, est aussi porteuse d’une histoire longue, où les traces des carthaginois et des romains notamment sont encore visibles. J’ai suivi ma formation d’ingénieur agronome à Montpellier que j’ai prolongée par un doctorat de génétique microbienne sur Paris. Arrivé à Nantes en 1998 pour des raisons professionnelles, j’ai travaillé dans l’univers des analyses génétiques. A partir de 2007, je me suis rapproché du secteur agricole.

Mon parcours chez les Verts J’ai adhéré aux Verts en 1993. L’approche novatrice des Verts sur la question de l’emploi par la réduction du temps de travail, reprenant un thème porté en son temps par le PSU, a été un élément déterminant dans mon adhésion à ce parti. J’ai participé à ma première campagne électorale en 1995, dans le XXème arrondissement de Paris, lors des municipales. A cette occasion, des éluEs Verts ont fait leur entrée pour la 1ère fois au Conseil Municipal de cette mairie d’arrondissement. Après mon arrivée sur Nantes, je suis devenu membre du bureau du groupe local des Verts entre 2001 et 2002.

Mon intérêt pour les AMAP J’ai ainsi mené en 2000 au sein de mon entreprise la négociation des 35 heures. Cette expérience difficile et frustrante m’a démontré qu’il fallait investir le champ économique pour promouvoir des alternatives sociales et écologiques. Le réseau des AMAP (Association de Maintien de l’Agriculture Paysanne), que je découvrais en 2004, s’inscrivait selon moi dans cette logique. Les AMAP, en établissant une solidarité entre un groupe de consommateurs et des producteurs engagés dans une agriculture sans pesticides et herbicides, voire Bio, sont une opportunité d’expérimenter conjointement des préoccupations sociales, environnementales et économiques. J’ai ainsi lancé, avec un ami, la première AMAP nantaise dans le quartier du Vieux-Doulon, en avril 2006.

De la Santé Environnementale à la Commande Publique Durable et au Commerce Equitable En 2001, j’ai fait partie des adhérents Verts en position non éligible – le croyais-je – sur la liste de la gauche plurielle aux Municipales. Et, en juillet 2007, j’ai appris que je devenais conseiller municipal. Le groupe des EluEs Verts a soutenu alors la création d’une nouvelle délégation portant sur la Santé Environnementale. Pour le nouveau municipe, nous avons opté pour la thématique de Commande Publique Durable et du Commerce Equitable pour poursuivre le travail accompli par Jean-Philippe Magnen et Ronan Dantec et pour répondre à mes préoccupations professionnelles et militantes. Ma délégation est à la jonction du Développement Durable et de l’Economie Sociale et Solidaire. Je suis donc en lien avec Jean-Philippe Magnen et avec Ronan Dantec.

Ma délégation se développe selon deux axes. Premier axe. La collectivité en tant qu’acteur économique majeur a un effet de levier sur la promotion d’éco-filières à travers ses appels d’offre. La Commande Publique se doit d’être enrichie par des critères environnementaux (l’impact environnemental d’un produit ou d’un bâtiment, le cycle de vie d’un produit) ou sociaux (les clauses sociales d’insertion pour les chantiers publics, les conditions de travail et de rémunération des salariés pour des produits manufacturés importés de pays du Sud). La réforme du Code des Marchés Publics de 2006 intègre les principes du Développement Durable. Second axe. La Ville de Nantes joue par ailleurs un rôle de promoteur du Commerce Equitable. L’enjeu est de désenclaver le Commerce Equitable pour le sortir de sa dimension exotique et marginale. La Ville de Nantes qui, depuis 2001, s’est engagée résolument dans une politique de Développement Durable, vient de voter lors du Conseil Municipal du 5 décembre dernier, un engagement dans une campagne emblématique, « Territoire de Commerce Equitable », qui est pilotée par Max Havelaar, Artisans du Monde et la Plate Forme du Commerce Equitable. Nantes sera ainsi l’une des 20 collectivités françaises à porter le flambeau du Commerce Equitable sur le territoire national. "