La collectivité utilisait des biberons conformes à la réglementation européenne et aux normes AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments).

Suite à la décision, l’année dernière, du gouvernement canadien (suivi de près par les Etats-Unis) de suspendre la commercialisation de ses biberons au nom du principe de précaution, la ville de Paris avait également annoncé, en avril dernier, le remplacement de ses biberons contenant du Bisphenol A .

Aujourd’hui, c’est à Nantes de s’engager dans cette démarche.

Mais pourquoi cette chasse au Bisphenol A ?

Le bisphénol A est un composé chimique utilisé par l’industrie dans la fabrication de certains plastiques de type polycarbonate. Cette substance est utilisée pour rendre les plastiques plus souples. Il figure, aujourd’hui, dans la composition de 90 % des biberons commercialisés en France. Malheureusement, le bisphénol A est également ce qu’on appelle un perturbateur endocrinien : sa structure est proche de l’œstrogène et peut donc interférer avec le système hormonal. Des études démontrent que le Bisphenol A à haute dose pourrait être responsable de multiples affections.

Malheureusement, en Europe et en France aucune mesure n’a été envisagée. Même s’il n’y a pas d’urgence sanitaire avérée, la ville de Nantes, soucieuse de protéger au mieux la santé de ces citoyens, a décidé au nom du principe de précaution de procéder au remplacement de ses 800 anciens biberons.