Juste Pour Rire suscite l'interrogation des Verts
Par élus verts le vendredi 19 juin 2009, 11:55 - Analyses - Lien permanent
Les comptes de la 3e édition du festival Juste Pour Rire sont dans le rouge : Pierre-Yves Le Brun, au conseil communautaire de Nantes Métropole, lundi 15 juin, s'interrogeait sur le maintien en vie artificielle de ce type d'événement.
Notre agglomération est réputée à juste titre pour son remarquable dynamisme
culturel. Dans les critères de choix de celles et ceux qui décident de
s’installer en pays nantais, le bouillonnement culturel, l’éventail des
loisirs, les plaisirs de la vie sont en haut du palmarès. Voici quelques jours,
nous étions des dizaines de milliers à nous émouvoir autour de la Petite Géante
et du scaphandrier, les Machines de l’île connaissent déjà un succès
retentissant bien qu’elles n’en soient qu’à leurs débuts, après tout juste deux
ans de service le Zénith est le second de France et bénéficiaire contre toute
attente,…
Tout cela donne à notre agglomération son statut fort envié de métropole
culturelle, tout comme la multitude des initiatives des quartiers ou le large
éventail des petits lieux culturels pleins de vie. Tout cela nous le soutenons
et donnons à ceux qui en ont besoin les moyens nécessaires à cette
créativité.
Mais toutes les tentatives ne peuvent se solder par des succès et il convient de le reconnaître. Le festival Juste pour Rire, que nous avons tenté de décliner à la mode nantaise, ne parvient pas à trouver son rythme de croisière, son équilibre. Après un premier fort déficit en 2006, nous avons jugé qu’il était bon, malgré tout, de donner une nouvelle chance à ce rendez-vous annuel. De fait, les pertes de 2007 ont été ramenées à des proportions plus acceptables. Mais le cru 2008 s’avère bien amer au goût des élus Verts, Régionalistes et Solidaires. Ce nouveau déficit, qui atteint les 510 000 euros, sonne comme un désaveu de ce festival, qui n’apporte pas grand-chose à notre communauté au moment ou la crise financière nous amène à revoir nos budgets à la baisse. Il faut savoir jeter l’éponge et ne pas tomber dans l’acharnement thérapeutique.
