Parcourir un compte administratif et un rapport financier est un exercice austère. Est-il possible d’en faire une lecture politique ? Sans doute, et sur deux plans. 1) sur le plan de la stratégie financière suivie par la collectivité. 2) Sur le plan des reflets, en forme de mouvements, des options politiques de la majorité. Au nom du groupe des élus Verts, je vais m’y essayer en tenant compte des résultats aux élections européennes, et, je vous rassure, de manière brève. Qu’ont dit les électeurs lors de ces élections qui puisse avoir un lien étroit avec l’objet de mon intervention ? Sans doute et d’une part que c’est l’élan qui fait la politique, qu’il y a un besoin de dynamisme. Ensuite, que ce dynamisme et cet élan doivent être aujourd’hui à l’évidence orientés vers un développement durable de nos sociétés. Que voit-on, en lien avec cela, dans le compte et le rapport ? - d’une part qu’il n’est pas simple aux communes, dont celle de Nantes, d’être aussi dynamique – et donc de faire autant d’investissements – qu’elle le voudrait. Le piège de Nicolas Sarkozy s’est refermé avec succès sur des communes dont, comme à Nantes, les ressources ont diminué : les dotations ont baissé en sept ans de 11,4% ! - d’autre part que cela a deux influences : la première est une décélération – relative, puisque le choix a été fait d’une stratégie offensive - des investissements. La seconde est que cette orientation nécessite des efforts en terme d’économie d’échelle, d’où des stratégies administratives nouvelles, comme la mutualisation de certains services de la ville de Nantes et de Nantes Métropole et des actions qui se situent de plus en plus au niveau métropolitain. Sur ce dernier point, il faudra bien que la démocratie suive le mouvement et que les élus de la communauté urbaine soient un jour élus au suffrage universel…

Au niveau donc des économies d’échelle, et plus encore au niveau des choix d’investissements, il faut mettre l’accent sur les choix qui répondent aux enjeux de notre temps et de notre territoire métropolitain. Il est donc temps de dégager des fonds supplémentaires par des économies faites sur les investissements en contradiction avec notre Plan Climat territorial pour que dans le prochain rapport administratif puisse apparaître plus clairement que l’emploi des énergies renouvelables est désormais systématique sur tous les bâtiments publics en création et en rénovation, que la mairie de Nantes privilégie les circuits agricoles courts, que l’économie solidaire occupe une place de choix dans nos orientations. Ce ne sont que des exemples….