Nantes est réputée à juste titre pour son remarquable dynamisme culturel. Dans les critères qui déterminent prioritairement les choix de celles et ceux qui décident de s’y installer, le bouillonnement culturel est en haut du palmarès. Voici quelques jours, nous étions des dizaines de milliers à nous émouvoir autour de la Petite Géante et du scaphandrier. Les Machines de l’île connaissent déjà un succès retentissant bien qu’elles n’en soient qu’à leurs débuts, et nul n’est besoin de revenir sur le succès contagieux des Folles Journées.

Tout cela donne à notre ville son statut fort envié de capitale culturelle, tout comme la multitude des initiatives des quartiers ou le large éventail des petits lieux culturels pleins de vie. Tout cela nous le soutenons et donnons à ceux qui en ont besoin les moyens nécessaires à cette créativité.

Mais toutes les tentatives ne peuvent se solder par des succès, il convient de le reconnaître et de réagir en conséquence. Ainsi, le festival Juste pour Rire, que nous avons tenté de décliner à la mode nantaise, ne parvient pas à trouver son rythme de croisière, son équilibre. Après un premier exercice fortement déficitaire en 2006, nous avons jugé qu’il était bon, malgré tout, de donner une nouvelle chance à ce rendez-vous annuel. Mais le cru 2008 s’avère bien amer au goût des élus Verts. Ce nouveau et 3e déficit consécutif sonne comme un désaveu au moment où la crise financière nous amène à revoir nos budgets à la baisse.

Il faudra donc savoir mettre un terme à ce projet qui ne décolle pas.