En jeu : un projet de loi ayant pour objectif la mise en œuvre concrète des engagements pris et actés lors de l’adoption du Grenelle I en octobre dernier. Nouveauté constitutionnelle oblige, le texte transmis au sénat est celui abondamment amendé en commission des affaires économiques et sociales et non le produit brut gouvernemental. Le lecteur attentionné remarquera l’ingérence de certains groupes d’intérêts.

Que dire de ce projet de loi ? On peut d’ores et déjà pointer quelques points forts ainsi que les grands oubliés : comme l’eau ou le dossier des sols pollués et risques industriels. Ce qui est clair, c’est que notre planète a besoin d’un véritable engagement et qu’avec un texte tronqué nous raterons un rendez-vous historique. Au-delà des articles de loi, il faudra également attendre les décrets d’application, et surtout son aboutissement sur le terrain pour juger de son efficacité.

C’est pour cela qu’à l’initiative de Ronan Dantec, secrétaire général de la FEVE (Fédération des élu-e-s Vert-e-s et écologistes) un groupe de travail composé d’élus Verts s’est réuni à partir des journées d’été de Nîmes. Ensemble, ils ont élaboré des propositions concrètes pour que le Grenelle II ne reste pas qu’une coquille vide. Parmi ces propositions : remettre de la cohérence dans les échelons administratifs et, de ce fait, faire des intercommunalités la collectivité leader sur les plans climats territoriaux, renforcer la lutte contre l’étalement urbain et promouvoir la nature en ville.

A suivre …