Le vote écologiste bouscule les états-majors
Par élus verts le mardi 29 septembre 2009, 16:54 - Dans la presse - Lien permanent
extraits d'un article du Figaro du 28/09/09
"L'épaisseur de cinq bulletins de vote. Lundi matin, le candidat UMP a
finalement été déclaré vainqueur de la législative partielle de Rambouillet
(Yvelines), avec cinq voix d'avance seulement sur l'écologiste Anny Poursinoff.
Mais les Verts continuent d'entretenir le doute. "
Certes, après recomptage en préfecture, les résultats définitifs ont donné un avantage de cinq suffrages au candidat UMP, avec 12 804 voix contre 12 799 pour sa concurrente, tandis que la participation, particulièrement faible, n'a été que de 25,99 %. Mais, dès dimanche soir, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, avait émis des «doutes» sur la régularité du déroulement du scrutin. (...)
Déçue d'échouer à cinq voix près, Anny Poursinoff, qui, dans l'entre-deux-tours, avait reçu le soutien du PS et du MoDem, a toutefois estimé lundi que le résultat était «inespéré et encourageant» dans ce bastion de droite. Selon elle, cette élection demeure «une belle leçon que tous les militants de gauche et écologistes peuvent désormais prendre en exemple».
Jean-Frédéric Poisson, suppléant de l'ex-ministre Christine Boutin dont il briguait la succession à l'Assemblée nationale, était arrivé en tête au premier tour avec près de 24 points d'avance sur son adversaire écologiste, qui avait elle-même créé la surprise en devançant la candidate socialiste de huit points.
(...) Derrière la surprise de ce score, cette partielle dans la ville du président du Sénat, Gérard Larcher, est ressentie par les états-majors des partis politiques, tous bords confondus, comme un coup de semonce. Est-ce la confirmation d'une dynamique en faveur d'Europe Écologie ? Cécile Duflot veut le croire. Ce serait la preuve que «les temps changent».
(...) Aux européennes, en Ile-de-France, le PS avait péniblement dépassé les 13 %, contre plus de 20 % pour Europe Écologie. Mais la «vraie» question qui est, aujourd'hui, dans tous les esprits porte sur la région Ile-de-France. Les régionales sont dans six mois. Le socialiste Jean-Paul Huchon, président sortant de la région capitale, résistera-t-il à la supposée dynamique des écolos ? Saura-t-il, le cas échéant, comme a dû le faire le candidat socialiste à Rambouillet, se ranger au second tour derrière Cécile Duflot, pour un duel entre cette dernière et l'UMP Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur ?
La question est aujourd'hui posée. De même que celle de la place du MoDem, le parti de François Bayrou. Son bras droit, Marielle de Sarnez, veut croire que le scénario de Rambouillet «valide» la stratégie du «camp de l'alternance» proposée par le président du MoDem. Sauf que pour le parti centriste, comme d'ailleurs pour le PS, de tels scénarios risquent d'imposer Europe Écologie comme le «moteur» des forces de l'opposition. Titre revendiqué aujourd'hui encore par le PS et que rêvait de lui disputer le MoDem.
