La faiblesse d'une opposition n'est jamais un signe de vitalité démocratique
Par élus verts le mercredi 30 septembre 2009, 09:02 - Communiqués de presse - Lien permanent
Selon la presse d'hier, l'opposition municipale
nantaise demande aux élus Verts de quitter la majorité. Cette suggestion,
opportuniste et polémique, appelle quelques précisions.
En 2008, nous avons renouvelé l'accord qui nous lie à Jean-Marc Ayrault, au Parti Socialiste et aux autres forces de Gauche, et que les Nantais ont, à une large majorité, validé par leurs votes.
A la mairie comme à la communauté urbaine, nous exerçons nos responsabilités, et agissons, dans le cadre de nos délégations, pour Nantes et les Nantais. Nous le faisons dans la solidarité avec la majorité de gauche à laquelle nous appartenons et dans laquelle nous nous reconnaissons, mais également porteurs de l'exigence environnementale et sociale qui fonde notre identité politique.
Cette exigence nous amène parfois à interroger notre action, et à appeler l'attention de nos collègues sur telle ou telle réalisation, à exprimer des sensibilités différentes sur tel ou tel projet, voire à proposer nos propres solutions. Nous suggérons alors des améliorations ou changements, travaillons à la prise en compte permanente des questions écologiques dans l'action municipale et communautaire. C'est là le sens de l'accord qui nous lie à nos partenaires, et du contrat conclu avec les Nantaises et les Nantais.
Vis-à-vis des réalisations municipales et communautaires, dont nous sommes solidaires, nous ne pratiquons ni l'angélisme béat, ni le dénigrement systématique et aveugle qui caractérise la droite nantaise depuis 20 ans.
Sur tous les sujets environnementaux, la droite municipale défend avec constance des positions aux antipodes de nos convictions : parkings, circulation, aménagements d'espaces publics...
L'opposition municipale surfe sur les revendications catégorielles, se laisse guider par l'opportunisme, est incapable d'incarner une ligne politique cohérente et audacieuse. Force est de constater que ses positions locales font écho à sa politique nationale, pro-électricité, productiviste, socialement injuste et environnementalement incohérente.
Plutôt que tenter d'entretenir des polémiques inutiles et politiciennes, la droite nantaise ferait mieux de commencer enfin à travailler sérieusement et à proposer des projets pour notre ville : la faiblesse d'une opposition n'est jamais un signe de vitalité démocratique.
Jean-Philippe Magnen Président des élus Verts de Nantes
