Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la préconisation du Rapport Brundtland de 1987 « agir local, penser global » est plus que jamais d’actualité. 12 ans après le sommet de Kyoto, dans 50 jours, se tiendra la conférence internationale sur le climat à Copenhague. Ce sera la plus grande négociation internationale de notre histoire, intégrant aussi bien les enjeux environnementaux que sociétaux, interrogeant la solidarité Nord-Sud. Car ce sont bien les plus fragiles qui pâtissent en premier du réchauffement de notre planète. C’est dans ce contexte là, que plusieurs regroupements d’ONG tentent de mobiliser la société civile pour ainsi exercer la pression sur nos délégations nationales. Ainsi, l’appel pour l’Ultimatum Climatique, adopté sur proposition d’élu/es vert/es dans de nombreuses collectivités territoriales, comme à Paris, Montreuil, Nantes, Saint-Herblain, ou à La Chapelle-sur-Erdre…etc. demande à Nicolas Sarkozy d’œuvrer pour l’obtention d’un traité à la hauteur des enjeux. Le 24 octobre, un flash-mob proposé par les mêmes associations, aura lieu pour littéralement réveiller nos dirigeants. Ce même jour, le rassemblement international « objectif 350 » organise une journée d’action climat mondiale. Ce rassemblement composé de scientifiques, d’associations, et des gouvernements de 89 pays a pour but d’organiser une campagne mondiale pour construire un large mouvement citoyen qui mobiliserait le monde autour de solutions à la crise climatique.
24oct124oct2 Le chiffre 350 a été choisi car experts climatologues et scientifiques considèrent que 350 ppm (parties par millions) est le taux maximal acceptable de CO2 qui peut être envoyé dans notre atmosphère. Nous sommes aujourd’hui montés à 387 parties par million de CO2, et ce chiffre s´accroît environ de 2 parties par million chaque année. A Nantes, l’association ‘place au vélo’ organise également une balade en bicyclette au cours de laquelle le chiffre de 350 sera formé à l’aide de bougies. Avec tous les acteurs de la société civile, nous devons participer à cette mobilisation collective, partout dans le monde, pour exiger des Etats et tout particulièrement en Europe et aux Etats-Unis, qu’ils dépassent leurs égoïsmes nationaux pour répondre à cet enjeu mondial