Depuis de nombreuses années malheureusement, les débats d'orientations budgétaires se suivent et se ressemblent. En effet, chaque année nous pointons le désengagement constant de l'Etat. Cette année, il nous faut ajouter la précipitation du gouvernement à vouloir réformer dans l'urgence la taxe professionnelle. Nous sommes à la fin de l'année 2009, et on ne sait toujours pas précisément quels sont les mécanismes financiers qui remplaceront en 2010 la taxe professionnelle. En début de semaine certains sénateurs centristes, a priori pas les plus contestataires, demandaient même au gouvernement que le dispositif prévu, qui doit être voté dans le projet de budget 2010 soit repoussé au premier semestre 2010, dans un collectif budgétaire.

Dans ce contexte il est difficile pour les collectivités locales de construire leur budget, et leur programmation pluriannuelle d'investissements. La ville de Nantes y a réussi, guidée par les 4 grands principes rappelés tout à l'heure par Pascal Bolo : une fiscalité équitable et maîtrisée, un haut niveau d'épargne, la poursuite du désendettement et une programmation pluri-annuelle d'un montant similaire aux montants du mandat précédent.

Je souhaite insister sur l'axe développement durable de notre programmation pluri-annuelle. Les élus Verts, comme vous pouvez vous en douter, s’en félicitent. L’élaboration d'un plan d'actions en santé environnementale, les nouveaux bâtiments municipaux construits selon les normes BBC, le lancement du grand parcours nantais de la bio-diversité, ou encore la montée en puissance de la Commande Publique Durable en sont quelques exemples pour 2010. A défaut d'une action volontariste de l'Etat qui se fait attendre, la contribution des collectivités locales à doter d'un contenu le discours du développement durable constitue un réel espoir de progrès. Ces exemples montrent une voie qu'il faudrait par cohérence afficher davantage.

Pour compléter notre recherche de cohérence, nous proposons de préciser notre plan pluri-annuel de fonctionnement pour détailler toutes les diminutions de charges possibles et particulièrement en matière d'énergie.  Nos investissements doivent se traduire par des économies dans nos budgets de fonctionnement.

Enfin, je voudrais terminer mes propos en parlant de la taxe carbone. La ville de Nantes y sera soumise en 2010, pour 300.000 €, ce qui est en soi une somme importante, mais ne représente que 0,4 % des 72M € de notre budget d'investissement. A nous, par nos investissements, nos efforts en matière de maîtrise des consommations, notamment par la déclinaison locale du plan climat territorial de Nantes Métropole de trouver les économies d'énergie qui compenseront le montant à payer au titre de cette taxe carbone. Même si cette taxe n'est pas juste et risque d'être inefficace, le défi doit pouvoir être relevé par nos efforts internes.