Monsieur le Maire, mes Chers Collègues, monsieur le Conseiller municipal,

La question de la préservation de la biodiversité est un enjeu important, qui nécessite aujourd’hui la mobilisation de tous les échelons de l’action publique. Faut-il en effet rappeler que nous sommes totalement dépendants du vivant qui nous environne et que la rapidité de la perte de biodiversité est une grave menace pour notre avenir, une fragilisation de nos capacités à nourrir et soigner demain les habitants de notre planète. Dans ce débat, la question spécifique de la nature en ville est aujourd’hui particulièrement mise en exergue. La ville de Nantes n’avait pas attendu cette année de la biodiversité pour se pencher sur cette question, et du premier jardin des apothicaires à la préservation de nos coulées vertes, c’est une tradition nantaise. La Ville de Nantes développe une politique cohérente de préservation de la biodiversité. En premier lieu, le renforcement de la trame verte et bleue, élément important de la qualité de vie nantaise, est un souci constant. L’ouverture de nouveaux cheminements et coulées vertes sur Bottière-Chénaie ou la Bretonnière s’inscrit dans cette logique, en cohérence avec le schéma des continuités piétonnes au fil de l’eau que porte Nantes-Métropole. Nous avons aussi, vous le savez, renforcé des politiques essentielles pour diminuer nos impacts négatifs sur les milieux naturels qui nous entourent. Citons par exemple les investissements lourds sur l’assainissement qui se traduit par d’encourageants résultats sur l’Erdre ou la réduction de plus de 80 % de l’utilisation des phytosanitaires, ce qui fait que la ville devient même un refuge pour les insectes, le développement des ruchers dans Nantes en étant une claire illustration. Une politique efficace de préservation de la biodiversité urbaine nécessite de s’appuyer sur des connaissances précises. C’est un axe important de notre action. Nous avions sur le mandat précédent fortement investi pour permettre l’installation du centre de soin de la faune sauvage de l’école vétérinaire dans les anciennes écuries du parc de la Chantrerie, nous menons actuellement plusieurs études pour synthétiser la totalité de notre connaissance des faunes et flores nantaises, étudier la qualité des sols en lien avec les politiques d’entretien et de gestion différenciée. Temps fort de l’année de la biodiversité à Nantes, nous installerons, en septembre, le conseil nantais de la biodiversité. Structure unique en son genre, ce conseil, rassemblant expertise scientifique et associative, aidera la ville dans ses choix d’aménagement, l’accompagnera dans la mise en œuvre de ce grand projet du mandat qu’est la création du grand parcours urbain de la biodiversité. Nous signerons aussi, à la rentrée, la nouvelle charte des jardins familiaux qui invite à pratiquer un jardinage encore plus respectueux de l’environnement, ce qui est aussi le sens de la belle opération menée par Ecopole, née de l’Agenda 21 de la ville, sur les « 100 jardins au naturel », qui a mobilisé nombre d’écoles nantaises au printemps. Il y aurait encore nombre d’opérations à énumérer mais en ces premiers jours d’été, je conclurai plutôt sur quelques idées de balades-découvertes. Vous pouvez en effet tenter de découvrir dans cette ville quelque « héron bihoreau » au crépuscule dans la Petite Amazonie ou une très belle population de « gros-bec » dans le parc de Procé. Vous pouvez constater le retour de la « truite fario » dans le ruisseau du Cens et, bien sûr, si vous croisez un hérisson, vous n’oubliez pas de nous prévenir car nous continuons notre étude sur le hérisson dans la ville.