Antennes relais : la nécessaire protection des enfants
Par élus verts le vendredi 9 juillet 2010, 08:42 - L'Actu - Lien permanent
Lors du dernier Conseil Municipal du vendredi 2 juillet 2010, Catherine Choquet, adjointe au maire en charge de la petite enfance et des personnes handicapées et, jusqu'au 2 juillet 2010 de la santé, répondait à Julien Bainvel, Conseiller Municipal UMP. Ce dernier relayait les inquiétudes des parents d'élèves, des enseignants et des riverains de l'école Charles Lebourg, située sur le quartier du Breil Barberie, suite à l'installation récente de 8 antennes relais.
Monsieur le Maire, mes Chers collègues, monsieur Bainvel,
En ce qui concerne le site de l’école Charles Lebourg, je tiens à rappeler que les parents d’élèves et l’équipe éducative a toujours été en contact avec la Ville. Et comme nous avons eu l’occasion de leur dire, une réponse écrite indiquant un délai de résolution du problème leur parviendra dans le courant du mois de juillet.
Comme nous l’avons plusieurs fois dénoncé, la législation nationale est complètement obsolète, et nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles le gouvernement que vous soutenez, Monsieur Bainvel, ne fait pas évoluer la réglementation en se basant sur les recommandations du Grenelle 2 et les raisons pour lesquelles il ouvre les droits d’une 4ème licence de téléphonie mobile.
J’ai en ma possession, Monsieur Bainvel, le courrier du Député-Maire socialiste Jean-Marc Ayrault, le courrier du Député Verts François De Rugy, qui demandent tous deux au gouvernement de prendre des mesures. Mais où est donc le vôtre Monsieur Bainvel ?
Effectivement, nous sommes très soucieux de la santé publique et, au nom du principe de précaution, nous anticipons la législation nationale.
Ainsi, nous avions retiré les biberons contenant du BPA de nos crèches municipales voici un an alors que cela vient tout juste d’être voté à l’assemblée. Un autre exemple qui nous rapproche de notre sujet : nous avons pris la décision de ne pas équiper nos écoles en wifi, mais uniquement en filaire, malgré un coût plus élevé, toujours au nom du principe de précaution.
Concernant la charte conclue entre la Ville de Nantes et les opérateurs en 2002, nous l’appliquons. Les sites sensibles sont pris en compte puisque, conformément à la charte, les azimuts des antennes ne donnent pas directement sur l'école. L'inscription des 2 V/m dans la charte a été proposée aux opérateurs plusieurs fois. Ceux-ci ont toujours refusé arguant du fait que cela est contraire au décret de 2002 qui régit leur activité et qu'ils ne souhaitaient pas faire de précédent. L'accord contenu dans la charte est donc de se maintenir le plus près possible des 2 V/m.
La discussion avec les opérateurs sur le déploiement de leur réseau est permanente.
En ce qui concerne les mesures de Charles Lebourg nous sommes passés de 4,46 V/m en octobre à 2,27 V/m suite aux rectifications faites par SFR, soit un gain de 50 %.
Aujourd’hui, nous sommes à un tournant. Effectivement, les informations transmises par les appareils portables sont de plus en plus nombreuses et demandent de plus en plus de puissance d’onde.
Nous sommes en grande majorité, citoyens, élus, équipés de tels appareils, et souhaitons pouvoir continuer à les utiliser, mais pas au détriment de notre santé, et encore moins celle de nos enfants.
Il est effectivement temps aujourd’hui, de réfléchir à de nouvelles voies pour régir les implantations d’antennes relais sur la Ville de Nantes, avec une réglementation plus stricte des installations (que ce soit le positionnement des antennes, leur nombre sur un même lieu et leurs émissions) et davantage de transparence avec une information plus fournie et plus accessible.
