Les élu/es écologistes et les Roms
Par élus verts le jeudi 26 août 2010, 18:43 - L'Actu - Lien permanent
Réuni/es aux journées d'été du Rassemblement des écologistes à Nantes, les élu/es Verts et écologistes s'indignent de la politique discriminatoire du Gouvernement à l'encontre des Roms et des « gens du voyage ».
La politique menée par le gouvernement cherche à détourner l'attention de l'opinion publique des scandales qui affectent plusieurs dirigeants du gouvernement.
Présenter les « gens du voyage », de nationalité française, et les Roms migrant/es, pour la plupart citoyen/nes européen/nes, comme des délinquants en puissance est scandaleux, eu égard aux engagements de la France au sein de l'Union européenne, devant le Conseil de l'Europe, et compte tenu de sa présence au sein du Conseil de sécurité de l'ONU.
Expulser ces familles, sans solution de relogement, est indigne, notamment parce que les gens du voyage ne disposent pas des aires d'accueil et de stationnement que la loi Besson prévoit, depuis dix ans, dans toutes les communes de plus de 5000 habitant/es.
Mettre à la rue des familles, roumaines ou bulgares, ne fait que déplacer et aggraver la précarité de ces Européen/nes ayant droit à la libre circulation au sein de l'Union européenne depuis janvier 2007.
Le Gouvernement persévère dans des attitudes et comportements régressifs n'ouvrant aucune perspective d'avenir pour les migrants en général et les Roms en particulier....
Réunie à Nantes la Fédération des élu/es Verts et écologistes (FEVE) demande :
Que les Roms ne soient pas considéré/es comme des citoyen/nes européen/nes de seconde zone : ils sont la première des minorités culturelles (entre dix et douze millions de personnes) en Europe.
Que les personnes françaises vivant en habitat mobile bénéficient également du strict respect de notre Constitution (dispositions actuelles, en France, concernants en particulier, les titres d'identité, le droit de vote, et le droit à circuler donc à stationner).
Que les déclarations du Parlement européen, en 2005, en 2006, en 2007... et en 2010, à l'occasion du second Sommet des Roms, soient votées par tous les Etats membres.
Que soit institué un travail politique et juridique en concertation avec les représentant/es de ces communautés.
par Florence FEVRIER, membre de la FEVE, conseillère muncipale à la Ville de Nantes
par Catherine HERVIEU, vice-présidente de la FEVE, vice-présidente au Grand Dijon
par Jean-François CARON, président de la FEVE, maire de Loos-en-Gohelle
