Les Biennales Internationales du Spectacle (BIS) de Nantes
Par élus verts le jeudi 26 janvier 2012, 10:59 - L'Actu - Lien permanent

Les BIS de Nantes, avec plus de 10 000 participant-e-s lors de l’édition 2012 sont devenues un espace incontournable de débats, d’échanges et de rencontres pour les nombreux et divers acteurs du spectacle vivant. L’élection présidentielle s’est également invitée durant ces deux jours avec la visite d’Eva Joly et François Hollande, venus s’informer sur les questions culturelles.
Ce secteur riche de talents, fort et fragile à la fois, exige un soutien particulier de la part des collectivités. A ce titre, l’édition 2012 a permis aux BIS de s’instituer en agora avec de nombreux ateliers entre élus et acteurs de la culture sur des thématiques telles que les politiques culturelles émergentes ou la culture comme levier de coopération territoriale.
Pierre-Yves Le Brun, élu aux pratiques culturelles émergentes à la ville de Nantes, participait à l’atelier sur l’emploi artistique et les cafés-culture. Ce fut l’occasion de présenter au public une expérimentation de soutien à l’emploi artistique initié par la ville de Nantes, le collectif Bar-Bars et la région Pays-de-la-Loire.
Grâce à un fond mutualisé, ce dispositif permettra une prise en charge du coût salarial allant de 10 à 60% pour les employeurs souhaitant organiser un spectacle. Il s’adresse aux structures de moins de 200 spectateurs et aux cafés-culture en particulier qui sont des lieux proches des habitant-e-s.
« En soutenant les circuits courts de diffusion culturelle, on resserre les liens entre les citoyens et les artistes tout en favorisant l’émergence de nouveaux genres artistiques. Sans les cafés-culture, bon nombre d’artistes ne trouveraient pas de lieux où ils pourraient se produire. Ce dispositif va donc dans le bon sens car il permettra de stimuler les petits lieux de diffusion qui créent du lien social dans nos quartiers tout en aidant des artistes innovants», se félicite Pierre-Yves Le Brun.

Enfin, notons que les BIS 2012 ont apporté leurs propositions pour penser et construire des manifestations culturelles responsables. Un espace culture et développement durable était sur place animé par des acteurs et associations œuvrant pour une gestion responsable de l’énergie et des déchets lors des manifestations et mettre en place de véritables éco-manifestations. Cet événement aura été aussi le premier salon en France à être alimenté en partie par l’énergie solaire. Un geste symbolique qui a tout intérêt à devenir une norme en termes d’organisations d’événements responsables pour l’environnement.
