
A l'occasion du colloque "Alimentation et développement durable : La
place des filières courtes et du changement dans la restauration
collective" organisé dans le cadre des "Mardi d'Iquabian" à ONIRIS,
Emmanuel Gachet a exposé l'action de la Ville de Nantes dans le domaine de la
restauration scolaire mais également les limitations auxquelles elle est
confrontée, devant une cinquantaine de personnes.
L'occasion pour lui de rappeler certains chiffres et certaines réalités. La
Ville de Nantes s'est fixé pour objectif de proposer 20% de produits
biologiques dans ses repas en 2012, un objectif ambitieux mais nécessaire pour
structurer une filière fragile, celle de l'agriculture biologique.
"A elle seule, la ville de Nantes peut jouer un rôle mais c'est surtout son
implication au sein du Réseau Grand Ouest qui peut véritablement créer une
dynamique bio à une grande échelle," explique Emmanuel Gachet. "Le
Réseau du Grand Ouest est un rassemblement de 80 collectivités locales de
l'Ouest de la France qui représente 400.000 repas par jour, dont 11.500 pour la
seule Ville de Nantes." C'est donc en son sein que peuvent être impulsées
des initiatives durables pour le développement de la filière agricole
biologique. Sur Nantes, après les cantines scolaires, le bio s'implante dans
les crèches et les maisons de retraite.
Emmanuel Gachet a rappelé le rôle que peuvent jouer les collectivités dans la
dynamisation de l'agriculture périurbaine. Avec 4000 hectares de friches
agricoles, il existe sur l'agglomération nantaise un potentiel pour soutenir
l'installation de nouveaux producteurs porteurs de projets novateurs.
Pour télécharger la présentation utilisée par Emmanuel Gachet lors de son
intervention, cliquez
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